Histoire

Un Peu d'Histoire

La capoeira 
est une lutte d'origine afro-brésilienne qui fut développée par les esclaves noirs déportés d'Afrique par les colonisateurs portugais du XVIe au XVIII siècle. Habilement mélangés entre eux, les esclaves ont fait face à des dialectes différents ce qui les amenèrent à communiquer à travers des gestes, la musique et la danse.

Afin d’échapper à l'oppression
et la domination des colonisateurs, les esclaves qui étaient surexploités ont donc été poussés à créer une forme de lutte utilisant leur corps comme arme de combat. Les esclaves n’étaient pas autorisés à se réunir, par peur des rébellions et ont caché l’aspect combatif à travers la musique et la danse, qui passait inaperçue aux yeux de leurs oppresseurs. La capoeira fut ainsi un moyen de s'émanciper des chaînes de l'esclavagisme. Ce n’est qu’après plus de quarante années après l'abolition de l'esclavage (1888) qu’elle fut reconnue et autorisée par l'Etat.

Vers 1930,
à Salvador, Maître Bimba (Manuel dos Reis Machado, 1900-1974) ouvre la première académie de capoeira (1932), exploit rendu possible par l'administration nationaliste de Getulio Vargas, qui voulait promouvoir la capoeira comme sport brésilien. En 1941, Maître Pastinha (Vicente Ferreira Pastinha, 1889-1981) inaugure son école de capoeira angola. Pour la première fois depuis 400 ans, la capoeira est enseignée et pratiquée en dehors de la marginalité.

Ces deux « mestres »
sont les figures centrales de la capoeira du XXe siècle. Ils sont si importants dans l'histoire de la capoeira que leur nom et histoires représentent les ancêtres de tous les joueurs de capoeira.

Bimba
a commencé à enseigner ce qu'il appelait « Luta regional bahiana » (le combat régional de Bahia) : une nouvelle pratique de la capoeira dans laquelle il a introduit d’autres mouvements et a inventé une nouvelle méthode d'enseignement. Pour l'essentiel, il a sacrifié beaucoup du rituel et des aspects du jeu, pour une plus grande agressivité et pour l'esprit de combat. Il a créé un nouveau style, la « capoeira régionale ».

Avec l’apparition du style régional,
la capoeira traditionnelle a pris le nom de capoeira angola. Mestre Pastinha, soutenu par la majeure partie des maîtres angoleiros, joua un rôle pionnier dans la préservation du style traditionnel : rituel-danse-combat-jeu. Il est aujourd'hui reconnu comme le gardien de la capoeira angola.

Visuel représentant l'histoire de la capoeira

La Capoeira de Nos Jours

Elle est maintenant pratiquée par toutes les classes sociales et enseignée dans les écoles et universités pour son aspect sportif, artistique, créatif, pour la danse, la poésie, le courage, le dialogue, la communication et, d'autres éléments contribuant au développement de la connaissance et l'estime de soi. On la retrouve dans beaucoup de pays à travers le monde.

La capoeira est la fois un jeu, une lutte, une danse, une expression corporelle, un rituel social et, élément capital, de la musique. C'est un dialogue improvisé entre deux individus dont le but est de manœuvrer son partenaire dans une position délicate, en faisant appel à la ruse, à la beauté des postures et à l'intelligence.

La principale caractéristique de la capoeira est la ronde (« RODA »). Cette ronde qui délimite l'espace de jeu sert surtout à créer une ambiance propice au spectacle. Elle crée par ses chants et ses rythmes, une ambiance festive et chaleureuse qui donne l'énergie aux capoeiristes qui s'affrontent au centre du cercle. Le capoeiriste qui chante influe également sur le jeu au centre de la RODA. En effets les chants qui accompagnent le rythme des instruments sont souvent porteurs de sens : ils racontent une histoire qui met en avant certaines valeurs ou simplement des caractéristiques de jeu qu'il faut essayer de reproduire.